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  • Utilisateur Brainly
2014-10-30T11:18:36+01:00
L'esprit veut-il la vérité ?   Les troubles psychosomatiques montrent que le corps, contrairement à l'esprit, ne peut occulter les problèmes. Il peut même manifester des troubles que l'esprit refuse de traiter, et même de voir (angine de quelqu'un qui a quelque chose "en travers de la gorge"). (Freud)   III Le corps a ses raisons que la raison ne connaît pas   1. L'altérité   Le corps est notre première donnée, notre première ouverture sur le monde. C'est lui et non l'esprit qui nous permet de rentrer en contact et de développer des relations avec d'autres êtres. (Husserl)   Si je me demande comment des corps étrangers comme tels, c'est-à-dire des animaux et d'autres hommes en tant que tels, sont donnés dans mon expérience et comment ils peuvent l'être dans le cadre universel de ma perception du monde, alors la réponse est celle-ci : mon corps propre joue dans ce cadre (...) le rôle du corps primordial dont dérive l'expérience de tous les autres corps ; et ainsi je ne cesse d'être pour moi et mon expérience l'homme primordial dont l'expérience de tous les autres hommes dérive son sens et sa possibilité perceptive (...).La perception d'un corps organique étranger est perception pour autant que je saisisse précisément l'existence de ce corps comme étant immédiatement là «en personne».L’influence judéo-chrétienne a marqué notre société occidentale d’un dualisme qui sépare radicalement le corps de l’esprit. Elle subordonne même le corps à l’esprit, de manière quasiment incontestable, faisant du premier une entrave au second. Cette relation de maître à esclave pose les bases de notre conception du corps. Car même si ce dualisme tend à être réfuté par la science moderne, qui donne une part de plus en plus importante au corps, il demeure cependant bien présent dans les présupposés de notre conscience collective. Notre corps est donc toujours considéré comme la partie inférieure de notre être, puisqu’il est maintenu dans son opposition avec l’esprit. C’est précisément dans le cadre de cette opposition qu’il peut être pensé comme un ennemi. Mais qu’est-ce que le corps porte en lui qui puisse légitimement être le germe de l’hostilité et de la menace pour l’esprit ? Il faudra tout d’abord envisager l’idée que le corps, débordé par l’esprit, soit une gêne pour celui-ci. Ce qui permettra alors de mettre au jour la mauvaise foi dont peut faire preuve l’esprit, et qui pénalise à tort le corps. Bien plutôt, il sera lieu enfin de ré-interroger le postulat de la supériorité de l’esprit sur le corps, afin d’en cerner la pertinence.