Bnjour à tous.
J'aimerais avoir un peu de piste (n'importe lequel) sur le poème de Leopold Senghor intitulé "Totem" car je dois faire un exposé sur l'analyse de ce poème (enjeux du poème, contextualisation...). Merci (question de vie ou de mort, hihi)

1

Réponses

2014-08-22T13:25:29+02:00

Ce poème représente l’esprit de la civilisation négro-africaine, lyrique et poétique. Il est connu de la population tourangelle. Le poète qui l'a écrit a exercé comme professeur de grammaire au lycée Descartes de Tours, de 1935 à 1938. Son œuvre poétique est issue de cette période.   Dans son poème, on ressent énormément de la nostalgie... Probablement celle de Senghor qui sent la détresse du pays, de la communauté...        

Bio du poète(pour te donner un grand coup de pouce et que tu reste en vie hihi):   Léopold Sédar Senghor est né à Joal, au sud de Dakar, au Sénégal, le 9 octobre 1906. Sa famille est aisée, enracinée dans la société traditionnelle : son père catholique est un Sérère descendant de Mandingues du Mali ; c’est un riche commerçant et un éleveur de bétail. Il a comme la plupart des Sérères, cinq épouses et vingt-cinq enfants. Sa mère est Peule. Les noms africains ont pour la plupart, un sens. « Léopold » signifie « le lion téméraire » et « Sédar », « celui qui ne pourra jamais avoir honte ». Il grandit librement jusqu’à sept ans, élevé par les femmes, éduqué par son oncle maternel qui lui apprend à lire la nature et à interpréter les signes du cosmos. Après la guerre, il retrouve son poste de professeur et occupe aussi une chaire d’africanisme à l’École Nationale de la France d’Outre-Mer.   En 1945, il accède à la notoriété en étant élu député du Sénégal à l’Assemblée Constituante. Parallèlement, il publie son premier recueil « Chants d’ombre » puis « Hosties noires » et en 1948, la célèbre « Anthologie de la nouvelle poésie nègre et malgache de langue française ».En septembre 1946, Léopold Sédar Senghor se marie avec Ginette Éboué, la fille du gouverneur de l’Afrique Équatoriale Française, dont il divorcera en 1955. De ce mariage, Senghor a eu deux fils. Il préconisait une reconnaissance de l’indépendance des territoires africains.   En 1957, il épouse en secondes noces, Colette Hubert, une française originaire de Normandie. Ils auront un fils, Philippe Maguilen.En 1960, il est élu le premier Président de la République du Sénégal puis réélu quatre fois jusqu’en 1981 où il quitte le pouvoir à 74 ans. En 1961, il publie « Nocturnes ».En 1966, il fonde le festival des Arts nègres pour conserver le patrimoine culturel des nations noires.   En 1969, il est élu membre associé étranger de l’Académie des sciences morales et politiques à Paris.     Conclusion:   Le poète est toujours en partance. Léopold Sédar Senghor, homme d’état et poète, qui a toujours recherché la loyauté et la liberté, a vécu physiquement et moralement ce phénomène d’être toujours celui qui va vers l’autre part, de ses terres natales vers l’apprentissage du français dans une école inconnue, de l’Afrique vers l’Occident, de l’engagement littéraire au politique, d’un métier à un autre, de toujours plus de responsabilités, des allers et retours entre son pays natal et le monde entier dont la France, de la femme noire au mariage avec une française de Normandie. Le poète ne savait pas où le conduisaient ses pas mais il suivait son chemin, sur la trace de ces ancêtres. Il avait confiance en l’homme, lui qui reprenait ce proverbe sénégalais : « l’homme est le remède de l’homme » (Liberté 5, Le dialogue des cultures, p. 192)Sa négritude reste une ouverture sur le monde, sur l’homme universel. Oui, Léopold Sédar Senghor, la France, la Touraine et le monde entier, de l’Orient à l’Occident, veulent conserver ton message de poète dans la continuité de l’honneur, du respect de l’autre, du différent, gardant confiance en l’étranger, en l’inconnu. Tu n’es pas mort car tes mots continuent de vivre en nous et le cri de ton message reste présent, hors des effets de mode. Jeunes et moins jeunes, chacun veut te rendre hommage et garder ton message, le transmettre pour que ta flamme de poésie continue d’illuminer la terre.