H-e-l-p me pleese!

Description de l'œuvre de Jean Tinguely "Grosse Méta Maxi-Maxi Utopia :

-L'œeuvre par rapport à l'artiste:

-L'œuvre par rapporte à d'autres artistes :

Ce urgeeeeeeeeent! :3 Aidez moi slvpl j sais pas Que-ce que écrire ...°

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Réponses

2014-05-11T16:52:29+02:00
La rétrospective prévue pour l’été 1987 à Venise inspire à Tinguely une « Méta-Harmonie » ouverte aux visiteurs. Dans une interview à la télévision Suisse Romande, il explique : « Je veux faire quelque chose de gai, quelque chose pour les enfants, qui grimpent, qui sautent, j’aimerais que cela devienne bien, impressionnant, joyeux, fou et style fête foraine aussi ! […] Il y aura des entrées, plein d’entrées, de sorties et de passages, on peut venir d’en haut et d’en bas, on peut traverser […], c’est une sculpture, c’est déjà une sculpture méta-maxi-maxi harmonieuse, pan démoniaque, mais il faut qu’elle passe inaperçue, qu’elle soit utilitaire. On s’en sert pour monter au premier étage par deux endroits, on s’en sert simplement pour grimper, pour rien faire, on s’en sert pour aller voir, on s’en sert pour vivre et je veux que quand c’est très grand, qu’on voie des petites choses, par exemple je veux qu’à un endroit il y ait une lunette, une longue-vue avec laquelle on regarde en bas, là-bas sur un tout petit jardin artificiel, style Bonsaï, mais avec de la flotte dedans et peut-être une blague dedans de Spoerri. Et j’aimerais que quand on est en bas on voie à travers les grillages, on voie quelque chose, mais qu’est-ce que c’est ? Et on pense un moment imaginer quelque chose d’érotique, mais qu’est-ce que cette autre chose? J’aimerais qu’on oublie le fait qu’on est dans une sculpture, je voudrais dans tout cela que l’on se marre et que le spectateur voie l’autre que l’on croise dedans et que c’est une question de circulation… » La concrétisation de cette sculpture-promenade couronnée de géraniums, afin que le visiteur se sente chez lui, traduit la volonté de Tinguely de créer des espaces de vie, son besoin obsessionnel de réaliser des univers mécaniques qui permettent une coexistence provocante, mais pacifique et joyeuse, entre l’homme et la machine. Le sculpteur fut profondément déçu, à Venise, qu’aucun visiteur ne puisse pénétrer dans son immense machine pour des raisons de sécurité. Le sens et le but de son œuvre s’en trouvaient altérés. « Elle était belle dans le noir au Klus, dans cette usine (Von Roll), elle était méchante, mais très belle », confia l’artiste avec nostalgie. « On va faire cela ailleurs quand la machine sera seule, quand elle sera revenue au Nord, je suis sûr que j’arriverai à la refaire devenir folle. » (1987)