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Expliquer ce poéme :

A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.
Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?
Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !
Baudelaire
Les Fleurs du mal, 1857

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Réponses

2014-04-17T23:00:48+02:00


Ce poème "A une passante" fait partie des Tableaux Parisiens, une série de poèmes mettant en scène la vie parisienne.

Deux parties dans ce poème, construite dans sa structure, sous la forme d'un sonnet : 14 vers répartis en 2 quatrains et 2 tercets. Ce qui donne en apparence une certaine cohérence apparente.

I - L'apparition de la Femme

II - Les effets de cette apparition sur le poète.

I - Dans la 1ère partie, c'est tout d'abord dans un cadre hostile bruyant que se fait la rencontre. La femme est décrite de manière floue, lointaine, une silhouette. Puis au fur et à mesure qu'elle se rapproche, le poète distingue mieux ses formes, "sa jambe de statue".

II - Les effets de cette rencontre : cette femme exerce une fascination sur le poète, tel un ouragan. Dans la seconde partie, Baudelaire est sujet à la méditation, dans un trouble intérieur.

Le suspens est maintenu jusqu'à la fin. C'était une rencontre amoureuse (les 2 derniers vers).