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Ma bohème
Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal ;
Oh! là là! que d'amours splendides j'ai rêvées !Mon unique culotte avait un large trou.
Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !


6) Qu'est-ce qui inspire le poète dans: a. le premier quatrin ? b. le premier tercet ? Expliquez.

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Réponses

Meilleure réponse !
2014-03-12T07:49:47+01:00

1er quatrain :

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse, et j'étais ton féal ;
Oh! là là! que d'amours splendides j'ai rêvées !

L'emploi du "Je" répété atteste d'une autobiographie : il est le poète qui erre dans la nature auprès de laquelle il cherche protection. Les poings dans les poches montrent la colère. "Je m'en allais", "j'allais" montrent ses déplacements  Il erre et contemple le ciel dont il se dit le féal : il jouit de la liberté de ceux qui n'ont rien et seulement la nature pour Muse.

1er tercet :

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Il erre donc dans la nature, comme d'autres poètes s'attachent à la ville. Cette communion avec la nature lui procure la nourriture -spirituelle - qui lui donne sa force. Il cherche son inspiration dans la simple campagne qu'il traverse et qu'il observe. 

En conclusion, on voit qu'il court les chemins dans la pauvreté, la révolte mais aussi l'inspiration au contact de la nature, comme s'il avait besoin de ce rite pour s'accomplir.