(on va dire que c dit français parce que c'est aussi un peu de la littérature mais bon c'est pas grave au sinon )
En faite la c'est une des lettre de madame de Sévigné:

« Il faut que je vous conte une petite historiette, qui est très vraie et qui vous divertira. Le Roi se mêle depuis peu de faire des vers ; Mr De Saint-Aignan et Dangeau lui apprennent comme il s'y faut prendre. Il fit l'autre jour un petit madrigal, que lui-même ne trouva pas trop joli. Un matin, il dit au maréchal de Gramont : Monsieur le maréchal, je vous prie, lisez ce petit madrigal, et voyez si vous en avez jamais vu un si impertinent. Parce qu'on sait que depuis peu j'aime les vers, on m'en apporte de toutes les façons. » Le maréchal, après avoir lu, dit au Roi : « Sire, Votre Majesté juge divinement bien de toutes choses ; il est vrai que voilà le plus sot et le plus ridicule madrigal que j'aie jamais lu. » Le Roi se mit à rire, et lui dit : « N'est-il pas vrai que celui qui l'a fait est bien fat ? – Sire, il n'y a pas moyen de lui donner un autre nom. – Oh bien ! dit le Roi, je suis ravi que vous m'en ayez parlé si bonnement ; c'est moi qui l'ai fait. – Ah ! Sire, quelle trahison ! Que votre majesté me le rende ; je l'ai lu brusquement. – Non, Monsieur le maréchal ; les premiers sentiments sont toujours les plus naturels. » Le Roi a fort ri de cette folie, et tout le monde trouve que voilà la plus cruelle petite chose que l'on puisse faire à un vieux courtisan. Pour moi, qui aime toujours à faire des réflexions, je voudrais que le Roi en fît là-dessus, et qu'il jugeât par là combien il est loin de connaître jamais la vérité.

Voila et y a des questions aussi c'est :
1) Le roi se comporte-t-il comme s'y on s'attend,dans cet épisode ? Pourquoi?
3) Pourquoi la situation est-elle ''cruelle'' ?
4) ''Moi qui aime à faire des réflexions"...Quelle est la morale de cette histoire,selon Madame de Sévigné?

1

Réponses

2014-02-25T22:42:05+01:00

1) Le Roi aurait à priori été tenté d'avoir un avis sur son œuvre : ici, non  seulement, il en dissimule l'origine mais la dénigre lui-même, ce qui n'est pas dans ses habitudes...
3) Le Roi, mécontent de son travail, dénigre son œuvre auprès d'un courtisan sans lui dire qu'il en est l'auteur : le courtisan, dans l'espoir de complaire au Roi, abonde dans son sens sans se douter de l'origine des vers. Ce n'est que dans un second temps que le Roi révèle qu'il en est l'auteur et l'autre tente tant bien que mal de se rattraper . Mais le Roi ne lui en laisse pas l'occasion, le laissant s'empêtrer dans son délit de flagornerie.

4) si Madame de Sévigné avait été mise à contribution, elle ne serait pas arrêtée à l'analyse lapidaire du Maréchal : elle aurait émis une analyse critique complète des vers telle que le Roi aurait compris à quel point il était loin de posséder une étincelle de talent. Mais elle ne se serait pas limitée à ce point précis; elle en aurait profité pour livrer au Roi une vision peu plaisante de la Cour surtout préoccupée à conserver les privilèges que le Roi lui accordait et ceci, au prix de toutes les compromissions imaginables.