Bonjour à tous!

Je poste un message pour vous demandez un petit peu d'aide : en effet je dois faire un commentaire composé sur Lorenzaccio plus précisement la fin de la scène 2 de l'acte I.
La problématique est " Quels sens peut-on donner aux espaces dramatiques crées par l'auteur?"
Mon prof de français nous à donné un plan que j'ai reussi à tres bien remplir pour le grand I mais je bloque depuis ce midi sur le grand II
II) Enjeux de l'espace dramatique
a-La rue témoin de l'action
b-l'espace aristochratique témoin du renversement des valeurs
c- Un héro ambigü
Merci d'avance pour quelques pistes de recherches !

LE BOURGEOIS — Faire du jour la nuit, et de la nuit le jour, c'est un moyen commode de ne pas voir les honnêtes gens. Une belle invention, ma foi, que des hallebardes à la porte d'une noce ! Que le bon Dieu protège la ville ! Il en sort tous les jours de nouveaux, de ces chiens d'Allemands, de leur damnée forteresse.
LA FEMME — Regarde donc le joli masque. Ah ! la belle robe ! Hélas ! tout cela coûte très cher, et nous sommes bien pauvres, à la maison. (Ils sortent.)
UN SOLDAT, au marchand — Gare ! canaille ! laisse passer les chevaux.
LE MARCHAND — Canaille toi-même, Allemand du diable ! (Le soldat le frappe de sa pique.)
LE MARCHAND, se retirant — Voilà comme on suit la capitulation ! Ces gredins-là maltraitent les citoyens. (Il rentre chez lui.)
L'ECOLIER, à son camarade — Vois-tu celui-là qui ôte son masque ? C'est Palla Ruccellai. Un fier luron ! Ce petit-là à côté de lui, c'est Thomas Strozzi, Masaccio, comme on dit.UN PAGE, criant — Le cheval de son altesse !
LE SECOND ECOLIER — Allons-nous-en, voilà le duc qui sort.
LE PREMIER ECOLIER — Crois-tu qu'il va te manger ? (La foule s'augmente à la porte.)
L'ECOLIER — Celui-là, c'est Nicolini celui-là, c'est le provéditeur. (Le duc sort, vêtu en religieuse, avec Julien Salviati, habillé de même, tous deux masqués.)
LE DUC, montant à cheval — Viens-tu, Julien ?
SALVIATI — Non, altesse, pas encore. (Il lui parle à l'oreille.)
LE DUC — Bien, bien, ferme !
SALVIATI — Elle est belle comme un démon. — Laissez-moi faire ! Si je peux me débarrasser de ma femme !... (Il rentre dans le bal.)LE DUC — Tu es gris, Salviati. Le diable m'emporte, tu vas de travers. (Il part avec sa suite.)
L'ECOLIER — Maintenant que voilà le duc parti, il n'y en a pas pour longtemps. (Les masques sortent de tous côtés.)
LE SECOND ECOLIER — Rose, vert, bleu, j'en ai plein les yeux ; la tête me tourne.
UN BOURGEOIS — Il paraît que le souper a duré longtemps. En voilà deux qui ne peuvent plus se tenir. (Le provéditeur monte à cheval ; une bouteille cassée lui tombe sur l'épaule.)
LE PROVEDITEUR — Eh ! ventrebleu ! quel est l'assommeur, ici ?
UN MASQUE — Eh ! ne le voyez-vous pas, seigneur Corsini ? Tenez, regardez à la fenêtre ; c'est Lorenzo, avec sa robe de nonne.
LE PROVEDITEUR — Lorenzaccio, le diable soit de toi ! Tu as blessé mon cheval. (La fenêtre se ferme.) Peste soit de l'ivrogne et de ses farces silencieuses ! Un gredin qui n'a pas souri trois fois dans sa vie, et qui passe le temps à des espiègleries d'écolier en vacance ! (Il sort. — Louise Strozzi sort de la maison, accompagnée de Julien Salviati ; il lui tient l'étrier. Elle monte à cheval ; un écuyer et une gouvernante la suivent.)

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Réponses

2014-02-23T15:46:43+01:00


Voilà ce que j'ai pu comprendre de la pièce, j'espère que cela va t aider:
.

La scène 2 de l’acte 1 est une toile de fond vivante et colorée qui  expose l’intrigue de la pièce. Elle restitue le climat moral et politique de la ville de Florence à cette époque

 Elle  se passe le matin  dans la rue devant le palais dans lequel vient d’avoir lieu une fête nocturne.

La rue :  La rue est le lieu de rassemblement de nombreux personnages et permet  la mise en scène  de moments de vie denses et complexes. L’action saute d’un personnage à l’autre. Les personnages entrent et sortent de l’espace ouvert qu’est la rue  créant de nombreux changement de tableaux , avec des variations de rythme (faire des citations….) 

 Les didascalies de cette scène permettent de bien préciser la place des nombreux personnages  « (il  sort », il rentre chez lui «  «  il rentre dans le bal » « il part à sa suite »)

Dans la rue se croisent les  personnages  qui   sont une reproduction de la société Florentine, et   appartenant à des classes sociales différentes : le peuple avec les bourgeois qui travaillent et qui admirent les fêtes de loin , les jeunes  (écoliers) qui sont envieux,  les soldats d’occupation (les allemands) qui briment le peuple et le maltraitent, et enfin les aristocrates. (Faire des citations !!!)

Ces personnages expriment leur opinion (colère, envie, ….) (faire des citations !)

Renversement des valeurs chez les aristocrates : Les aristocrates qui sont l’élite politique de la société de l’époque  sont d’habitude représentant de la bienséance, de la culture…

.Cette noblesse  là  est au contraire dépravée, elle jouit de la vie sans limites. Les  nobles se livrent à des débordements ( l’orfèvre les  traite de «godelureaux») Elle ne se soucie pas des dégâts qu’elle fait ( «maudit ballon») Elle parle mal (injures, « Eh ! ventrebleu ! quel est l'assommeur, ici ? ») elle ne respecte pas la religion (Lorenzo se déguise en nonne : « c'est Lorenzo, avec sa robe de nonne » et se conduit mal. (« une bouteille cassée lui tombe sur l'épaule ».)

Le héros ambigu : Lorenzo est déguisé en nonne (il faut développer l’idée que Lorenzo  est ambigu  sur le plan sexuel, et aussi sur le plan de ses idées politiques)

La vulgarité de la noblesse
ET Lorenzo est il vraiment un dépravé?
Mais ces questions n'apparaissent pas du tout dans cette scène
Merci enormement! J'ai enfin pu comprendre ce plan et les idées qu'ils reflètent ! Merci infiniment !
je t'en prie.