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2014-01-26T16:52:59+01:00
Romancier de la seconde moitié du XIXe s., Maupassant est connu pour avoir fondé avec Zola et les écrivains du groupe de Médan le mouvement littéraire du Naturalisme, qui pousse à l’excès les exigences du Réalisme. Bel Ami et Boule de Suif sont des œuvres caractéristiques de la veine naturaliste de l’écrivain. Néanmoins, Maupassant a également composé des nouvelles fantastiques dont la plus célèbre est Le Horla. Le fantastique dans Le Horla On parle de fantastique en littérature dès lors qu’il y a irruption de l’irrationnel dans un cadre réaliste. C’est ce qui se produit dans Le Horla. Les repères de temps et d’espace situent clairement l’action de la nouvelle dans un environnement concret qui rappelle le XIXe s. finissant, c’est-à-dire le moment de l’écriture dont l’histoire racontée est contemporaine. Le personnage-narrateur tente en vain de développer une approche rationnelle, caractéristique du positivisme, face aux apparitions mystérieuses qui le hantent. L’autre caractéristique de la tonalité fantastique réside dans la double explication qui laisse place au doute. L’écrivain ne fournit pas d’explication unique des faits, mais laisse le lecteur décider. Les événements relèvent-ils d’une explication rationnelle ou surnaturelle? La nouvelle ne tranche pas. Il est possible de considérer que le narrateur est effectivement l’objet d’une stratégie de persécution de la part d’un être surnaturel ; mais on peut tout aussi bien comprendre qu’il est frappé de folie. C’est du choc entre réel et surnaturel que les récits fantastiques du XIXe s. comme Le Horla tirent l’essentiel de leur force. La nouvelle de Maupassant constitue une indéniable réussite du genre et marque à ce titre l’histoire de la littérature fantastique d’une part, de la littérature en général d’autre part. Les choix formels de Guy de Maupassant Le Horla est une nouvelle, c’est-à-dire un récit court qui se présente comme un roman en miniature. Mais Maupassant a développé dans Le Horla d’autres choix de forme qui contribuent à la force de son récit. La taille réduite de la nouvelle est ici un atout, puisqu’elle va de pair avec un centrage sur le personnage-narrateur. L’oeuvre se présente comme un journal intime. Ce choix formel assume pleinement la subjectivité narrative et contribue par conséquent à l’instauration de la tonalité fantastique. Coupes et ruptures temporelles révèlent la désagrégation de la notion de temps et sont autant de marques inscrites dans le texte du désarroi du personnage confronté aux apparitions de l’être mystérieux qu’il appelle le Horla. De plus, la progression temporelle clairement indiquée par les dates du journal intensifie la tension jusqu’au crescendo du récit, qui s’achève sur la perspective du suicide. 
merci mais enfaite c'est un description sur le Horla par exemple dire que c'est un etre invisible
Le livre se donne comme un journal intime ou une autobiographie, le narrateur s'y exprimant à la première personne. Il rapporte ses angoisses et troubles par une sorte de journal : il sent autour de lui la présence d’un être invisible qu’il nomma le Horla; il sombre peu à peu dans la folie en cherchant à se délivrer de cet être surnaturel. Dans les dernières lignes de la nouvelle, face à la persistance de cette présence, il entrevoit la mort comme ultime délivrance. L'aspect fantastique du récit