Bonjour, alors voilà je dois faire une rédaction pour demain, mais je n'y arrive pas du tout. Alors voilà le sujet :
En vous appuiyant sur l'extrait étudié en classe, L'écriture ou la Vie, Jorge Semprùn, racontez la scène du point de vue d'un des officiers britanniques venus libérer le camp de Buchenwald.

Votre récit sera à la 3eme personne et le point de vue sera celui du personnage (point de vue interne), et conservera le cadre spatio-temporel.
Quelques pistes :
-Importance du regard (scene muette dans laquelle tout est dis a travers le regard)
-Sentiments de l'officier apercevant le "revenant"


Voici l'extrait :

"Ils sont en face de moi, l’œil rond, et je me vois soudain dans ce regard l'effroi : Leur épouvante.
Depuis deux ans, je vivais sans visage. Nul mirroir, à Buchenwald. Je voyais mon corps, sa maigreur croissante, une fois par semaine , aux douches. Pas de visage, sur ce corps dérisoire. De la main, parfois je frolais une arcade soucillier, des pommettes saillantes, le creux d'une jour. J'aurais pu me procurer un miroir sans doute. On trauvait n'importe quoi au marché noir du camp, en échange de pain, de tabac, de margarine. Même de la tendresse, à l'occasion.
Mais je ne m’intéressais pas a ces details
Je voyais mon corps, de plus en plus flou, sous la douche hebdomadaire. Amaigri mais vivant : le sang circulait encore, rien a craindre,. Ca suffirazit, ce corps amenuisé mais disponible, apte a une survie rêvée, bien que peu probable.
La preuve d’ailleurs, je suis là.
Ils me regardent, l'oeil affolé, rempli d'horruer [...] Ca peut surprendre, intriguer, ces détails, mes cheveux ras, mes hardes disparates. Mais ils ne sont pas surpris, ni intrigués. C'est de l'épouvante que je lis dans leurs yeux. [...] C'est l'orreur de mon regard que revele le leur, horrifié. Si leurs sont un miroir, enfin, je dois avoir un regard de fou, devaste
Ils sont sortis de la voiture à l'instant, il y a un instant. On fais quelques pas au soleil, degourdissant les jambes/. M'ont aperçu alors, se sont avancés.
Trois officiers, en uniformes britannique.
Un quatrieme militaire, le chauffeur, est resté près de l'automobile, une grossa Mercèdes grise qui porte encore des plaques d'immatriculation allemands.
Ils se sont avancés vers moi. [...]
Je me sui s vu dans leur oeil horrifié pour la premiere depuis deux ans. Ils m'ont gachés cette premiere matinée, ces trois zigues. Je croyais m'en être sorti, vivant. Revenu dans la vie, du moins. ce n'est pas évident. A deviner mon regard dans le miroir du leur, il ne semble pas que je sois au-delà de tant de mort. [...]
J'ai compris soudain qu'ils avaient raison de s'effayer? ces militaires, d'eviter mon regard. Car je n'avait ps vraiment survécu a la mort, je ne l'avis pas évitée. Je n'y avait pas échapper. Je l'ais parcourue, plutot d'un bout a l'autre. j'en avais parcouru les chemeins, m'y etais perdu et retrouve, contrée immense où ruisselle l'absence. J'érais un revenant en somme.
Cela fait toujours peur, les revenants. "

Merci même si ce n'est qu'un début.

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Réponses

2014-01-22T16:14:33+01:00
Votre récit sera à la 3eme personne et le point de vue sera celui du personnage (point de vue interne), et conservera le cadre spatio-temporel.
Quelques pistes :
-Importance du regard (scene muette dans laquelle tout est dis a travers le regard)
-Sentiments de l'officier apercevant le "revenant"

Il n’avait qu’un mot pour décrire ce qu’il vit alors : l’épouvante.  
Il était descendu de la Mercédès allemande qui servait  à aux déplacements des gradés  depuis la capitulation.  Comme il y avait quelqu’un qui se tenait devant un baraquement, là plus loin, il s’approcha. La personne se  tenait devant lui.  Il eut un choc en découvrant ce squelette ambulant et son visage tellement émacié qu’il n’avait plus rien de ce qu’il est convenu d’appeler « humain ».  Ses cheveux ras et ses hardes disparates ne faisaient qu’accentuer l’horreur de ce qu’il était advenu de cet être. L’officier britannique était sans mot, ne savait que faire de lui-même et ne put soutenir le regard de l’autre. Un regard exorbité par sa taille démesurée dans ce qui était devenu le visage de l’homme. Un regard quelque peu interrogateur mais surtout dévasté. Un regard où l’on craint de se perdre soi-même. Un regard que nulle réponse n’allait jamais justifier. Mon Dieu ! Que lui avait-on fait ? Où donc étaient les autres ? L’officier n’osait plus le regarder de crainte de révéler son émoi. Sans doute était-ce trop tard d’ailleurs. Pendant un moment qui dura une éternité, l’homme et l’officier britannique restèrent face à face.  Puis le gradé comprit qu’il n’avait pas qu’un survivant en face de lui, mais un revenant des camps de l’horreur. Il détourna le regard et exigea que l’on parte à la recherche des autres.
Il n’avait toujours pas échangé une parole avec le revenant.