Réponses

2014-01-15T18:33:24+01:00
Avec la loi Veil, de l' (IMG) peut alors être pratiquée selon des conditions très particulières et bien définies :Volonté de la mère,Autorisation d'experts,Pas d'autres alternatives.La Loi Veil légalise également l'IVG.Il ne faut pas confondre l'IMG et l'IVG, cette dernière étant pratiquée sous l'unique volonté de la mère dans un délai en France de 14 semaines d'aménorrhées (soit 14 semaines depuis le premier jour des dernières règles, à ne pas confondre avec les semaines de grossesses dont le délai est à présent porté à 12), alors que l'IMG n'a pas de limites dans le temps et peut être pratiquée à tout instant de la grossesse dans le cas de malformations graves du fœtus ou encore en cas de danger vital pour la mère.(article 111 alinea 20)
2014-01-15T18:35:05+01:00
La France de l’après-guerre est en pleine mutation. Dans le combat pour les droits des femmes, beaucoup de mouvements se développent, et les choses commencent à bouger. En 1967, la loi autorise enfin la libre contraception, sous contrôle médical. Les mouvements sociaux de mai 1968 accélèrent encore certains changements.

Un point reste crucial et focalise à l’époque de nombreuses tensions. Il s’agit de l’avortement. Car en France, c’est un délit puni par la loi. Mais chaque année, on estime à environ 250000 françaises qui se font clandestinement avorter, dans des conditions sanitaires déplorables et parfois même au risque de leur vie. Ce sujet est extrêmement sensible. Il soulève des réactions épidermiques de part et d’autre, tant sur le plan moral que politique et religieux.

L’opinion publique elle-même reste très partagée sur la question. En septembre 1974, un sondage montre que 65% des personnes interrogées se déclarent favorables à une législation sur l’avortement.

Au-delà des mouvements féministes, une femme va incarner le combat pour la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse - IVG. Il s’agit de Simone Veil, alors ministre de la Santé sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing. Patiemment, longuement, elle mène cette bataille avec conviction et élabore un projet de loi qu’elle présente à l’Assemblée Nationale le 26 novembre 1974. Il vise à permettre aux femmes d’avoir recours à une IVG si elles le souhaitent, dans un délai de dix semaines après la conception.

Le débat à l’Assemblée dure quatre jours. Le sujet suscite un tel intérêt qu’il est retransmis à la télévision. Simone Veil doit subir les attaques violentes, et même les insultes répétées de nombreux députés, souvent au sein même de la majorité à laquelle elle appartient. Les propos vont jusqu'à s’envenimer et dépasser les limites du raisonnable. Ainsi, un député en vient à comparer l’avortement au génocide des juifs… 

Mais Simone Veil tient bon. Ne perdant jamais sa dignité même dans les moments les plus difficiles, elle poursuit sa démarche contre vents et marées. Le vote à l’Assemblée a lieu dans une tension extrême. A la plus grande joie de la Ministre, les députés approuvent finalement le projet de loi. 285 parlementaires ont voté pour, 189 ont voté contre, dont 181 députés de la majorité. Six ce sont abstenus.

La nouvelle loi est promulguée par le président de la République le 17 janvier 1975.