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2013-11-24T23:29:35+01:00



































Le monde virtuel a ses propres codes, synonymes de nouveau déploiement des relations humaines : la répartition entre réalité et virtualité est particulièrement visible si l'on pense l'organisation des nouvelles technologies de l'information. Si dans les relations humaines « réelles » il est impossible de soutenir la possibilité du don en tant qu'il implique toujours un sentiment de réciprocité, comme l'a mis en lumière Derrida, dans le monde virtuel se tiennent « à portée de clic » une somme d'informations dont la connaissance ne dépend d'aucun autre facteur que la curiosité de celui qui dirige la souris. Ainsi est-il possible d'envisager un « progrès » dans les relations humaines si l'on comprend ce terme dans le sens d'un élargissement des possibilités de rencontre de la culture, des modes de vie, des pensées d'autrui. Limites de l'apport des nouvelles technologies : vers une « marchandisation » des relations humaines ? Pour autant, il serait naïf de ne pas considérer les relations qu'entretiennent ces nouvelles formes de rapport humain et le monde marchand. Car s'il est possible de consulter gratuitement et d'échanger un grand nombre d'informations, les nouvelles technologies s'avèrent comme tout support dominés par la contraintes économiques. Ainsi la perspective du don que nous évoquions ci-dessous n'est que partielle, et la rencontre entre deux individus elle-même passe le plus souvent par une cotisation des membres d'un site. Ainsi, les relations humaines sur Internet rencontrent-elles les mêmes obstacles que dans la « vie réelle » que ce soit en termes de différences sociales ou économiques. Il serait illusoire de voir en les nouvelles technologies un espace vierge de tout intérêt extérieur et en particulier monétaire. Ainsi au « parce que c'était lui, parce que c'était moi » formulé par Montaigne faudrait-il ajouter un troisième terme qu'est celui du réseau à l'intérieur duquel la rencontre est possible.