Réponses

2013-11-13T16:59:39+01:00
Selon moi la fable a pour objectif d'instruire tout en divertissant. Tu peux dire dans ton premier axe que la fable est faite pour instruire et dans le deuxième axe qu'elle a aussi un genre plaisant qui divertie. 
2013-11-13T17:23:53+01:00
Après avoir réfléchi à chaque mot-clef : « plaire », « instruire », et l’expression « tout en », il est apparu qu’il existe une tension, voire une contradiction entre les deux objectifs, celui du conteur pour le plaisir (qui lutte contre l’ennui) et celui du moralisateur qui donne une leçon morale (peu être vu comme « ennuyeux »). Or ce sujet vient de la théorie exposée par La Fontaine dans la fable « le pâtre et le lion » notamment = la relire ! = « conter pour conter me semble peu d’affaire » ; mais aussi « une morale nue apporte de l’ennui ». La Fontaine refuse d’être un « moralisateur » (souvenez-vous qu’il est « libre penseur », « libertin » au sens philosophique du terme) : idée alors d’une notion différente : le moraliste. Un moraliste est un écrivain qui propose, sous une forme discontinue, des réflexions sur les mœurs, au sens étymologique de latin mos, moris : les usages et les coutumes humaines, les caractères et les façons de vivre — en somme, les actions et les comportements des hommes.  N.B. : moraliste ne doit pas être confondu avec moralisateur : ce dernier donne des leçons de morale, tandis que le premier adopte une attitude d'abord descriptive et ne traite que secondairement de morale au sens moderne. Voilà une première façon de dépasser l’opposition entre « plaire » et « instruire » et de tenir compte du « tout en ». Un autre aspect de la question que nous avons dégagée : la différence entre « instruire » qui suppose un savoir diffusé par une autorité (laquelle ? quel savoir ?) et « réfléchir » : on adopte plutôt le point de vue du lecteur, sans qu’il y ait dogmatisme : il garde une part de liberté face à la « leçon » donnée. « Plaire » suppose un ton animé, une certaine simplicité, une brièveté, une possible identification (voir le récit court et plaisant, enlevé….) = utilisation du registre comique (les fables comme de petites comédies) ; « Instruire » suppose un ton plus sérieux, plus grave. La encore, il faut trouver une notion qui permette de faire le lien entre ces deux attitudes : l’ironie, qui tient à la fois du comique et de l’argumentatif, car elle suppose une réflexion de la part du lecteur qui doit entendre le discours de l’auteur sous celui des personnages dans la fable (voir le lion dans « les animaux malades de la peste »). = nous avons remarqué que les Fables sont plus difficiles à comprendre qu’il n’y paraît et que la morale peut être distinguée de la moralité (ce qui est écrit au présent de vérité générale dans les fables).