(URGENT POUR DEMAIN) Cauchemar en gris de Fredric Brown
Question 1 : Identifer les temps verbaux des deux premier paragraphes.b.
justifiez l'emploi du temps composé que vous avez trouvé.Q.2 a Quel
phénomène plonge le grand-père dans un bonheur passé ? b. Relevez dans
le sixième paragraphe une expression métaphorique qui l'évoque.


Cauchemar en gris

Il se réveilla avec une merveilleuse sensation de bien-être
savourant l'éclat et la douce chaleur du soleil, dans l'air
printanier. Il s'était assoupi sans bouger sur le banc du jardin
public; son somme n'avait pas duré une demi-heure.


Le jardin resplendissait du vert du printemps; c'était une
journée magnifique et il était jeune amoureux. Merveilleusement
amoureux, amoureux à en avoir le vertige. Et heureux en amour: la
veille il s'était déclaré à Susan dans la soirée et elle avait dit
oui. Pour être précis, elle ne lui avait pas dit oui, mais elle
l'avait invité à venir, aujourd'hui dimanche, dans l'après-midi,
faire la connaissance de ses parents: elle avait dit « J'espère que
vous les aimerez et qu'eux vous aimeront... qu'ils vous aimeront
autant que je vous aime » . Si ce n'était pas la l'équivalent d'un
oui, qu'était-ce ?


Adorable Susan aux doux cheveux sombres, aux tendres taches de
rousseur à peine marquées, aux grands yeux noirs si doux...


On en était enfin à ce « milieu d'après-midi » où Susan lui
avait dit de venir. Il se leva de son banc et, un peu engourdi par
sa sieste, il s'étira voluptueusement.

Puis il se mit en route vers la maison, à quelques centaines de
mètres. Une promenade agréable sous le beau soleil, par ce beau
jour de printemps.


Il monta les marches du perron, frappa à la porte. La porte
s'ouvrit et, pendant une fraction de seconde, il crut que c'était
Susan elle-meme qui lui ouvrait Mais la jeune fille ressemblait
seulement à Susan. Sa soeur, sans doute. La veille, elle lui avait
en effet parle d'une soeur. Son aînée d'un an seulement.


Il s'inclina et se presenta, demanda à voir Susan. Il eut
I'impression que la jeune fille le regardait d'un air bizarre, mais
elle se contenta de lui dire « Entrez. je vous prie. Elle n'est pas
là pour l'instant, mais si vous voulez bien attendre au salon,
là... ».


Il s'assit et attendit au salon, là. C'était bizarre qu'elle fût
sortie. Même pour peu de temps

C'est alors qu'il entendit la voix, la voix de la jeune fille
qui lui avait ouvert la porte, la jeune fille parlait dans l'entrée
et, mû par une inexplicable curiosité il se leva et alla coller son
oreille contre la porte. La jeune fille parlait, semble-t-il. au
téléphone.

-Harry ? Je t'en prie, rentre immédiatement. Et ramène le
docteur ! Oui, c'est grand-père... Non, pas une nouvelle crise
cardiaque... Non. C'est comme la dernière fois
eu il a eu crise
d'amnésie et ou il a cru que grand-mère était encore... Non, ce
n'est pas de la démence sénile Harry il a décroché de cinquante ans
cette fois... Il est revenu à l'époque où il n'avait pas encore
épousé grand-mère.

Très vieux soudain, vieilli de cinquante ans en cinquante
secondes, grand-père se mit à sangloter sans bruit, appuyé contre
la porte.

Fredric Brown


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Réponses

2014-09-14T12:33:58+02:00
1.a) Les temps verbaux présents dans le premier paragraphe sont l'imparfait, le passé simple et le plus-que-parfait.

1.b) Le plus-que-parfait symbolise une action antérieure à celles décrites à l'imparfait ou au passé simple.

2.a) Le grand-père a eu une crise d'amnésie qui l'a fait remonter au temps où il connaissait à peine celle qui, au vu de la ressemblance avec la jeune fille qui lui ouvrit la porte, sa petite fille, deviendrait sa femme. Susan.

2.b) "La jeune fille ressemblait seulement à Susan"