C quoi le portrai moral de victor hugo svp !!!! je compren rien

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Victor est un grand écrivain il a fait beaucoup de livre son écriture le valorise.$inon va sur Internet il y a beaucoup d'info ;)
C'est ce qu'il aime, enfin ce qu'il a aimé plutot, ses interets... Des choses comme ca, mais sur internet tu peux trouver pleins de choses :)
ouii c'est cela voilà tu a compris tu na plus qu'à trouvé les infos bonne chance ;)

Réponses

2014-04-02T17:51:27+02:00
Les honnêtes gens ne lui ont pas pardonné d'avoir trahi sa classe. Alors, ils lui firent cette réputation : du talent, soit, mais comme poète, et encore avec de fortes réserves ! Voyez ces antithèses un rien mécaniques, ne sentent-elles pas le procédé ? Hugo s'y entend à faire sonner le tambour en toute occasion, avec ses vers qui grondent et ses processions de mots qui rugissent, soit. Mais il est creux. Leconte de Lisle le résumait en une formule : Hugo ? "Bête comme l'Himalaya", et Claudel de renchérir, dans son Journal (été 1908) : "Un grand poète, si on peut l'être sans intelligence, ni goût, ni sensibilité." Hugo résonnerait d'autant plus qu'il raisonnerait peu. Ses quelques idées sociales sont confuses, sentimentales, crypto-chrétiennes, pour ne pas dire un peu niaises, risibles même si elles n'étaient pas dangereuses... Faire pleurer Margot avec les Fantine, les Valjean ou les Cosette, passe encore, à condition de ne pas échauffer inutilement les faubourgs en suscitant de vaines espérances... Les mêmes n'insistèrent pas, par charité, sur ses autres lubies, comme ses chimériques "Etats-Unis d'Europe" ou ses plaidoyers pour la suppression de la peine de mort. Et de l'autre côté - celui des hugolâtres -, un Hugo convenable, figé, sanctifié même, dans le portrait marmoréen d'un grand-père devenu l'effigie d'un régime républicain enfin compatible avec l'ordre social. On finirait par en oublier le parcours tourmenté de Hugo. Le chemin fait l'homme et celui de Hugo l'a conduit du conservatisme de ses débuts à la république sociale, avec comme point d'orgue de ces mues : le coup d'Etat de 1851 et la rupture qui s'ensuivit, l'exil, contraint d'abord, volontaire ensuite, salutaire assurément. Une vie peu commune où se mêlent les rayons aux ombres, où l'élévation annonce la chute, et la chute, la rédemption, une vie en tout cas dont l'unité ne peut se juger qu'à l'aune de l'oeuvre. Dans une note du 8 décembre 1859, Hugo déclarait : "L'ensemble de mon oeuvre fera un jour un tout indivisible. [...] Un livre multiple résumant un siècle, voilà ce que je laisserai derrière moi."