Bonjour , j'ai un sujet d'invention à faire le voici : " La bête humaine " = Zola : Quelques heures après la fin du roman la locomotive a dérailé dans la gare d'amiens et provoqué un terrible accident . Ecrivain résident à Amiens , vous êtes arrivé très vite sur les lieux. A la maniere de Zola , décrivez la catastrophe que vous découvrez , puis rédigez le récit de l'accident vu par un témoin .

Comment écrire " façon zola" ?
Comment faire une transition entre le personnage principal et le témoin ?

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Réponses

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2014-03-02T13:29:12+01:00

Pour trouver de l’inspiration, cherche sur internet des images de (Gare dans la peinture 19 ème siècle) et « accident ferroviaire de la gare Montparnasse » ou on voit un train qui a traversé le mur !  

Zola écrit avec beaucoup  de détails.

  IL fait des  descriptions des lieux, des  personnages . Il y a de très  nombreuses notations spatio-temporelles. Le vocabulaire est précis  Zola utilise le langage familier dans les dialogues mais aussi dans la narration  

Le statut du narrateur est omniscient ; le narrateur fait des commentaires ( "Ils étaient bien dans l'herbe. Vrai, même pas la pluie pourrait les faire décamper" ) Les détails vestimentaires des personnages :.Il faut les analyser en détail car ils révèlent l’appartenance à un groupe

  La construction du texte : les naturalistes appellent "l’effet de réel" : il faut des descriptions à la fois des détails et de l’ensemble (la gare). La construction se fait par plans : du général au détail, de l’extérieur vers l’intérieur ou l’inverse

Les phrases (le style) :

- il ya des phrases avec des verbes conjugués suivis de deux ou trois participes présents  « Elles se tournaient du côté de la rue de Rambuteau,[..]. inventant des histoires sur la saleté de la cuisine des Quenu, trouvant des accusations vraiment prodigieuses » « Florent la berçait sur son genou, ralentissant encore son récit, le murmurant comme un chant de nourrice »

-Utilisation de figures de style comme comparaisons, métaphores filées description du train comparé à un animal (un cheval): » le fanal blanc, à la base de la cheminée, luisait dans le jour, comme un oeil vivant de cyclope ». « avec cet oeil largement ouvert » « elle se cabrait » « débordée, vaincue » » Son souffle s'éteignit, elle était immobile, et morte". La Bête humaine d'Emile Zola (chap. 7).La comparaison peut continuer en parlant des flancs de la bête qui fument comme un  cheval exténué ayant trop longtemps couru

Il faudrait ajouter un dialogue entre deux personnages, pour faire plus vrai  introduire du vocabulaire familier comme dans ce texte « Comment ! tu vas chez ce roussin de Bourguignon ! cria Mes-Bottes, quand le zingueur lui eut parlé. Plus souvent qu’on me pince dans cette boîte ! Non, j’aimerais mieux tirer la langue jusqu’à l’année prochaine… Mais, mon vieux, tu ne resteras pas là trois jours, c’est moi qui te le dis ! — Vrai, une sale boîte ? demanda Coupeau inquiet. — Oh ! tout ce qu’il y a de plus sale… On ne peut pas bouger. Le singe est sans cesse sur votre dos. Et avec ça des manières, une bourgeoise qui vous traite de soûlard, une boutique où il est défendu de cracher… Je les ai envoyés dinguer le premier soir, tu comprends. — Bon ! me voilà prévenu. Je ne mangerai pas chez eux un boisseau de sel… J’en vais tâter ce matin ; mais si le patron m’embête, je te le ramasse et je te l’assois sur sa bourgeoise, tu sais, collés comme une paire de soles ! »  


La transition entre le personnage principal et le témoin? Le personnage principal est là et il entend le témoin raconter ce qu'il a vu aux badauds arrivés ensuite.. Donc c'est là qu'on peut mettre du langage familier je pense, car le témoin est un ouvrier cheminot qui travaillait dans la gare au moment ou le train est arrivé
par exemple bien sur! à toi de choisir, tu peux choisir aussi un témoin comme un bourgeoise qui s'apprêtait à partir
Exemple de commentaire" à la populaire" que le témoin pourrait faire:
«Ah C’est bête ! mais il a claqué le gars Ca pouvait pas rester avec un accident comme cuilà ! Quelle peur que j’ai eue ! Ah sacrédié quand j’ai vu la locomotive fonder droit devant, nom de Dieu j’ai pensé : il faut que tu te carapates sinon s’en est fini de ta pomme ! Ah ça j’ai pas trainé, fallait sauver mézig " (mézig ça veut dire moi...)
"il était beurré ou quoi?" se demande le témoin