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2014-02-26T14:58:00+01:00
Avant même la fin de la guerre, la méfiance s’installe entre les vainqueurs. A Potsdam, en juillet-août 1945, les divergences paraissent déjà profondes. Alors que l’Armée rouge occupe une grande partie de l’Europe centrale et orientale, Staline étend sa zone d’influence : il annexe de nombreux territoires (pays Baltes, Prusse orientale, la Ruthénie) et il installe partout des gouvernements communistes, sans organiser les élections libres promises à Yalta.
En 1946, l’Alliance se transforme en rivalité ouverte. Tirant parti du prestige de l’URSS et de la popularité acquise dans la Résistance, certains partis communistes tentent de s’emparer du pouvoir. En Grèce, une guerre civile met aux prises les communistes et les royalistes, soutenus par le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Les pressions soviétiques s’accentuent sur la Turquie et l’Iran, dont l’intérêt stratégique est évident pour l’accès à la Méditerranée comme aux hydrocarbures du Moyen-Orient. Staline, lui, s’inquiète de la suprématie nucléaire américaine et de la politique menée par les Occidentaux en Allemagne.
Les Etats-Unis, de plus en plus sensibles aux voix qui dénoncent le « rideau de fer » qui s’est abattu sur l’Europe, décident de rompre avec l’isolationnisme. En mars 1947, le président Truman annonce que les Etats-Unis assument leur responsabilité dans la défense du « monde libre ». L’« endiguement » du communisme implique d’abord d’aider l’Europe à se relever. En juin, le général Marshall, secrétaire d’Etat chargé des Affaires étrangères, propose un projet d’aide économique à tous les Etats européens. Le rejet de cette « aide impérialiste » par l’URSS et les qu’elle a libérés puis occupés marque le début de la guerre froide.