Réponses

2014-02-26T14:29:28+01:00
Parle des camps d extermination et de concentration de l utilisation des chambres a gazs et des fours crematoires de Auswitchz etc
Meilleure réponse !
2014-02-26T14:31:34+01:00
Après l’invasion nazie en septembre 1939, la Pologne est dépecée. L’Ouest et le Nord sont annexés par l’Allemagne, l’Est passe sous le contrôle soviétique tandis que la partie centrale du pays devient, sous le protectorat allemand, le «Gouvernement général ». Cette « réserve polonaise» regroupe 12 millions d’habitants, dont près d’un million et demi de Juifs. Dès octobre 1939, les petites communautés sont déportées vers les villes principales, où sont constitués des ghettos administrés par des conseils juifs (Judenräte).
En novembre 1940, tous les Juifs de Varsovie, soit 360 000 personnes environ, sont entassés dans un quartier ceinturé de murs, gardés par un triple cordon de police (allemande, polonaise, juive). Avec l’afflux constant de réfugiés, cet espace restreint compte, en 1941, près de 450 000 habitants malgré une mortalité effrayante. On recense plusieurs dizaines d’habitants par appartement et, par manque de place, en l’absence de tout moyen de subsistance, une foule erre en permanence dans les rues. Les Allemands planifient la pénurie, la disette, puis la famine, tout en employant plusieurs milliers de travailleurs forcés dans les usines et les ateliers qu’ils implantent dans le ghetto.

Dans ces conditions effroyables, la résistance tente de s’organiser. L’Entraide sociale juive (ZSS) organise de nombreuses soupes populaires. Le Centos (fondé en 1924), fédération des sociétés de protection des enfants et des orphelins, prend en charge l’aide aux enfants isolés. Des comités d’immeuble se constituent spontanément à partir de septembre 1939, et se fédèrent pour créer des cantines, collecter des vêtements, fournir une aide médicale. Les enseignants mettent en place des cours clandestins. Une faculté de médecine survit même jusqu’à l’été 1942. L’activité culturelle demeure intense. Des centaines d’acteurs, de musiciens et de peintres se produisent ou exposent aux domiciles privés ou dans les locaux de l’Entraide sociale. La presse clandestine gagne en ampleur jusqu’aux déportations de l’été 1942. Au printemps 1942, 47 titres sont recensés dont les deux tiers relèvent des mouvements de jeunesse des partis politiques. Les contributions traitent de la vie dans le ghetto, critiquent le Conseil juif et particulièrement la police.