Pouvez vous m'aider a répondre ces questions sur le fabliau , le testament de l'âne ?

1. Expliquez les jeux du mots suivants: quiconque de l'argent, et un peu de jugeote, se tire toujours d'affaire en ce monde.

2. Au début du texte, dans les portraits du curé et de l'évêque, relevez tous les mots qui les opposent.

3. Relevez tous les mots ou expressions qui décrivent l'âne. Est-il dépeint de manière méliorative ou dépréciative?

4. De quoi le curé est-il accusé?

5. comment s'y prendre-t-il pour calmer le colère de l'évêque?

6. Cela met-il en avant une qualité ou un défaut de lévêque?

7. Quelle est la valeur de ces passages: l'évêque la prend discrètement, il la soupèse et il la tâte tout aussi discrètement. De sa main libre, déjà, il fait le geste qui pardonne.

8. Que pensez -vous de la morale?

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Réponses

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2014-02-13T06:13:57+01:00
1. Expliquez le jeu de mot : quiconque a de l'argent, et un peu de jugeote, se tire toujours d'affaire en ce monde.
Lorsque les problèmes surgissent, un brin d'intelligence et de l'argent aident à les résoudre; autrement dit : on se tire du pétrin avec l'argent et la réflexion.
2. Au début du texte, dans les portraits du curé et de l'évêque, relevez tous les mots qui les opposent.
-Le prêtre possède une belle paroisse et, avec son âne, ne rechigne pas à la tâche pour la faire fructifier. Il en tire de bons revenus et a de la richesse : son grenier est plein de blé, ses coffres remplis de linge frais et propre, sa bourse chargée de pièces sonnantes. Il est attaché à sa bête avec laquelle il partage sa vie solitaire..
-L’évêque du diocèse aime le luxe, les belles fêtes, les réceptions somptueuses. D’un naturel généreux, il donne sans compter et laisse filer sans prendre garde l’argent entre ses doigts. Naturellement, il ne déteste rien de plus que les prêtres avares, économes de leur fortune et cherche toujours à les prendre en défaut.

3. Relevez tous les mots ou expressions qui décrivent l'âne. Est-il dépeint de manière méliorative ou dépréciative?
docile, volontaire, énergique à l’ouvrage; modèle de vertu, obéissant,  tenace à la tâche.  Ce sont des qualificatifs et expressions mélioratives.
4. De quoi le curé est-il accusé?
Il est accusé d'être un mauvais homme, un suppôt de Satan. De n'avoir pas pensé à son âme, d'avoir agi en idolâtre païen et d'avoir scandalisé ses paroissiens en enterrant son âne en terre consacrée.
5. comment s'y prend-t-il pour calmer le colère de l'évêque?
Il reconnaît son péché et, sachant très bien ce qu'attend l'évêque, il lui donne une bourse pleine d'argent, en lui racontant une fable qui  permet à l'évêque de ne pas perdre la face.
6. Cela met-il en avant une qualité ou un défaut de l'évêque?
Un défaut! Il abuse de sa qualité de prélat pour pénaliser une action partant d'un bon sentiment de la part du prêtre, ceci pour négocier son pardon contre de l'argent.
7. Quelle est la valeur de ces passages: l'évêque la prend discrètement, il la soupèse et il la tâte tout aussi  discrètement. De sa main libre, déjà, il fait le geste qui pardonne.
Ce passage dénote toute l'hypocrisie du prélat qui soupèse la valeur de son pardon.
8. Que pensez -vous de la morale?
Qu'elle a hélas, cours en ce bas monde. Dieu seul peut accorder le pardon et il ne le négocie pas. Les hommes d'Eglise devraient être ses ambassadeurs et en aucun cas négocier une faveur divine à leur propre profit. Le prêtre a été assez finaud pour comprendre qu'il lui fallait consentir un sacrifice pour voir son fidèle compagnon au cimetière comme il le souhaitait. Il a joué le jeu infâmant de l'évêque et a été absous de ses "péchés". La morale de l'histoire s'est ainsi appliquée de tous temps et a encore cours aujourd'hui...