Bonjour tous le monde. C'est vraiment urgent, car je vais devoir le faire demain. Je dois faire une analyse du texte "Epître au roi pour le délivrer de prison" de Clément Marot. Une simple analyse du texte à présenter en dix minutes, sans plans ni rien. Pourriez vous m'aider ?

Roi des Français, plein de toutes bontés,
Quinze jours a, je les ai bien comptés,
Et dès demain seront justement seize,
Que je fus fait confrère au diocèse
De Saint-Marry, en l'église Saint-Pris.
Si vous dirai comment je fus surpris,
Et me déplaît qu'il faut que je le die.
Trois grands pendards vinrent à l'étourdie
En ce palais me dire en désarroi :
« Nous vous faisons prisonnier, par le Roi.»
Incontinent, qui fut bien étonné ?
Ce fut Marot, plus que s'il eût tonné.
Puis m'ont montré un parchemin écrit,
Où n'y avait seul mot de Jésus-Christ :
II ne parlait tout que de plaiderie,
De conseillers et d'emprisonnerie.
« Vous souvient-il, ce me dirent-ils lors,
Que vous étiez l'autre jour là-dehors,
Qu'on recourut un certain prisonnier
Entre nos mains ? » Et moi de le nier !
Car, soyez sûr, si j'eusse dit oui,
Que le plus sourd d'entre eux m'eût bien ouï,
Et d'autre part, j'eusse publiquement
Eté menteur : car, pourquoi et comment
Eussé-je pu un autre recourir,
Quand je n'ai su moi-même secourir ?
Pour faire court, je ne sus tant prêcher
Que ces gaillards me voulsissent lâcher.
Sur mes deux bras ils ont la main posée,
Et m'ont mené ainsi qu'une épousée,
Non pas ainsi, mais plus raide un petit.
Et toutefois j'ai plus grand appétit
De pardonner à leur folle fureur
Qu'à celle-là de mon beau procureur :
Que male mort les deux jambes lui casse !
II a bien pris de moi une bécasse,
Une perdrix, et un levraut aussi,
Et toutefois je suis encore ici !
[…]
Si vous supplie, Sire, mander par lettre,
Qu'en liberté ces gens me veuillent mettre;
Très humblement requérant votre grâce
De pardonner à ma trop grande audace
D'avoir empris ce sot écrit vous faire;
Et m'excusez, si pour le mien affaire
Je ne suis point vers vous allé parler :
Je n'ai pas eu le loisir d'y aller.

Merci d'avance.

1
c'est de qui ?
ce texte
Clément Marot
ok

Réponses

2014-01-16T23:03:42+01:00
Marot reprend ici la tradition latine de l’épître, à laquelle il donne vigueur et humour. Elle devient une forme populaire au début du XVI siècle et connaît un vif succès car elle reproduit une conversation familière. On voit ici qu’il n’y a qu’une incise du vers 10 au 20 puis du vers 24 au 26.Supplique en trois parties de trois situations d’énonciation différentes qui donnent son efficacité à la demande :
- vers 1 à 8 : la poète expose au Roi la difficulté d’être poète. Présence nombreuses de la première personne du singulier..
- vers 9 à 20 : seconde partie composée au discours direct (présence de ponctuation et de verbes de communication).
L’oralité est reproduite par la familiarité (cf. rimes) suffixées de façon péjorative : le tutoiement au vers 13, la conversation avec « Henri Macé » sur la nécessité de faire des vers. On trouve un certains nombres de rimes équivoquées (ou équivoques). Ex : v 13-14 : ce sont des rimes de prononciations identiques mais dont le sens n’apparaît qu’à la lecture.
- vers 21 à 26 : le « vous » ramène au Roi. L’épître devient supplique. Les trois derniers vers se présentent sous la forme d’un discours indirect et ont valeur d’épitaphe. Et représente un remerciement anticipé au Roi pour sa générosité.Les vers impairs sont réservés au mot rime et ses dérivées et les rimes des vers impairs sont obtenus en faisant suivre le mot rime par un autre son surprenant (ex : v 13-14) . Il obtient le même son en faisant suivre le mot « rime » par d’autres mots inattendus. Il joue sur la coupe qui apporte de l’ambiguïté provoquant le rire et le plaisir.
je t'es mis ce que je conai a toi de voir si s t'aide !!!!!
;-)
Merci beaucoup, tu me sauves la vie !!
tkt je ten priie !!! :-p
;-)