Réponses

2013-12-13T14:23:22+01:00
Je viens justement d'avoir recours à la presse pour leur demander de publier un article pour informer les gens d'un drame qui se produit dans leur commune.
Et le journaliste m'a bien dit que la presse ne recherche pas le scoop non prouvé, cela veut donc dire que la presse attend d'avoir des sources sûres, fondées, approuvées par le parquet et la gendarmerie qui traite l'affaire. Tout ça pourquoi ? Pour protéger un homme qui ne le mérite pas, mais les victimes, elles, on ne les protège même pas tant que rien n'est prouvé on n'a pas le droit d'avoir de suspicion. Alors la presse se tait, reste en relation étroite avec les magistrats, les familles qui l'informent et attend que les enquêteurs aient assez de preuve pour publier quelque chose. Sans preuve, pas d'écrit
2013-12-13T14:32:42+01:00
Le rôle de la presse est-il seulement d'informer ? Si un journaliste constate un fait social négatif ou une mauvaise situation, que doit-il faire?
Dénoncer un fait social négatif ou une mauvaise situation font partie du rôle du journaliste si sa fonction est informative. En effet, dès qu'il prend connaissance d'un fait inhabituel, il se devrait d'en devenir le relais auprès de l' opinion publique. Mais est-ce toujours le cas? Quelles sont ses contraintes? Et que peut-il dire ou ne pas dire? 
Dans les sociétés dites démocratiques, la liberté d'expression est clamée comme un droit fondamental et devrait effectivement avoir cours. Or, force est de constater que les media appartiennent au pouvoir économique, lui-même étroitement imbriqué avec le pouvoir politique. Dès lors, que devient la liberté d'expression?
Est-elle le jeu du pouvoir en place ou existe-t-elle véritablement?
Et dans ce cas, le journaliste témoin a-t-il tous les degrés de liberté pour rapporter ce qu'il constate?
Je crains fort que malheureusement, l'appartenance politique du support sur lequel s'exprime le journaliste ne le contraigne à des restrictions qui, si elles ne sont pas énoncées clairement, n'en constituent pas moins un barrage à une information impertinente. D'autant plus si elle appartient au pouvoir en place, par un jeu d'amitiés et de nominations très à propos.
Ce qui reviendrait à résumer l'action du journaliste à une apologie du pouvoir ou à lui donner le choix d'exprimer ses opinions éventuellement à contre-sens du "bien-pensant" mais alors avec la collaboration de personnes dont il dépend pour diffuser ses informations.
Ceci signifie avoir un courage individuel, voire même partiellement collectif, dans un environnement supposé être favorable à l'expression individuelle.
Tout le monde n'est pas prêt à faire acte de bravoure et dans la conjoncture actuelle, cela se peut comprendre. Mais alors, où donc est passé le rôle d'informateur du journaliste?