Réponses

2013-11-09T18:59:36+01:00
M Charolles (apud J.M./ Adam, 1992:6): « La typologie des textes est un
domaine qui m’a paru extrêmement délicat et je m’y suis peu risqué. »
P. Charaudeau (1992:645): « Il est prématuré, en l’état actuel des études
en Analyse du discours, de proposer une typologie des textes »
Il est intéressant à remarquer que de telles opinions viennent de la part des
linguistes qui ont proposé eux-mêmes des classifications du texte,ou qui ont
traité, dans des articles ou des études plus amples un certain type de texte.
La difficulté d'une telle démarche est due à l'absence d'un critère commun
de classification, à une confusion permanente entre texte et discours (au moins
pour la linguistique française), mais aussi à l'hétérogénéité généralement
reconnue des textes.
Malgré tout cela, les classifications abondent. Mais le noyau de toutes ces
classifications reste celle de Werlich (1979). Selon lui les principaux types de
texte sont: le narratif, descriptif, expositif, argumentatif et instructionnelprescriptif..
Si pour la plupart de ces types il y a des études assez amples (je
mentionne ici les études sur le texte narratif ou le récit, le texte argumentatif, la
description, aussi que sur des types de texte plus récents, tels que l'informatif, ou
l'explicatif), le texte injonctif est brièvement décrit dans le cadre des études sur
les classifications textuelles à côté des autres types, ou le plus souvent, par ses
genres, surtout la recette de cuisine et les notices de montage.
Il est soit reconnu comme type de texte à plein droit, soit contesté.
Ainsi, Greimas le considère un type de récit, J. M. Adam un type de
description, et Charaudeau comme faisant partie du type informatif.

Comme à chaque automne et chaque hiver, les enfants de Longeverne, Lebrac et son armée, et ceux de Velrans, la troupe de l'Aztec des Gués, se livrent une guerre sans merci, à coups de bâtons, de cailloux et surtout de coups de pieds et de poings.L’humiliation est certaine pour les malheureux qui tombent aux mains de l’ennemi : ils sont en fait dépouillés de leurs boutons, agrafes, lacets, etc., afin de les obliger à rentrer dépenaillés chez eux et de risquer une engueulade parentale, qui se termine généralement par une correction.Au fil des défaites et des revanches, des différentes idées de Lebrac pour éviter les désagréments de la défaite, les tactiques pour emporter la victoire, des scènes cocasses se succèdent. L'on voit notamment les enfants faire la guerre nus, pour éviter d'abimer leurs vêtements, puis se faire recoudre par les filles du village, sans oublier de jouer des tours pendables à leurs ennemis en dehors des batailles…De nombreux chapitres de l'œuvre portent un texte en épigraphe. Parmi les auteurs cités, il y a : Michel de Montaigne, Henri IV, Victor Hugo, Jean Racine, Otto von Bismarck, François Rabelais, Madame de Sévigné, Sébastien-Charles Leconte, Arthur Rimbaud, Jean de La Fontaine, Charles Baudelaire, Brantôme, Pierre de Ronsard, Pierre Corneille, José-Maria de Heredia et François de Malherbe. Un extrait du Psaume 110 de la Vulgate est cité sans référence, avec la mention « Vêpres du dimanche »