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2013-10-09T20:33:48+02:00
Nous sommes en Provence, fort probablement du côté de Manosque. Les hommes ontquitté le village en charrette vers la ville d’ où ils sont partis en train. Un ou deux matins plustard, tout le village va être réveillé par un bruit sourd, constant qui, dit Giono, ressemble àune eau qui coule.Une poussière est visible là-haut tout le long du chemin et une forteodeur de laine emplit l’ atmosphère. Un vieux berger mène des milliers de moutons vers lespremières pentes des montagnes. Ils sont harassés, épuisés et certains meurent même sur lebord du chemin Mais le troupeau continue. Que se passe-t-il ? Tout simplement ceci : tousles hommes sont partis, ont étémenés à la guerre comme ce troupeau vers les montagnes.Les vieuxont donc rassemblé les troupeaux et seront seuls à s’ en occuper. Auvillage il ne reste que les vieux, les femmes et les enfants. Ils devront s’ occuper seuls detout. Tout doit continuer, la nature reste ce qu’ elle est, ainsi que les besoins des hommes. Joseph est le mari de Julia, jeune femme forte et belle. Il est parti avec Olivier, l’ amoureux deMadeleine qui est la sœur de Joseph. Pour eux, cela va être la guerre pendant quatrelongues années. Et quelle guerre! … Une horreur sans nom, les tranchées, les gaz, la pluie, laboue, les rats, lesassauts, les bombardements, des centaines de milliers de morts, dessuicides, des désertions, des mutilations volontaires etc.Ils vont connaître Verdun et le MontKemmel, batailleshorribles, et la seconde est aussi décrite par Erich Maria Remarque dans«A l’ Ouest rien de nouveau»Et puis, il y a, à l’ arrière, le village qui continue à vivre. La nature qui suit son rythme éternel:les printemps succèdent aux hivers, les étés chauds et durs précèdent les automnes plusdoux. Et le travail est là avec ce manque d’ hommes pour le faire. Mais ils ne manquent pasque pour cela, ces hommes… Les jeunes femmes sont troublées par ces printemps glorieux,des instincts et des pensées montent auxjoues et les nuits sont agitées par la frustration.Elles ont beau se fatiguer par le travail, le désir reste. Julia se dit : « Ah ! Dieu, comment sedéfendre? Et qu’ est ce qu’ on veut dominer? Et de quoi on peut être maître avec seulement